L'Institut des Sciences de la Communication du CNRS (ISCC) dirigé par Dominique Wolton et la Région Midi-Pyrénées, lancent la première édition des « 24h pour la diversité culturelle », forum mondial, sur internet, consacré au thème de la diversité culturelle.
Appelée à devenir un rendez-vous annuel, cette première édition du forum se déroulera sur 24 heures en continu, du vendredi 21 novembre à 12h00 au samedi 22 novembre à 12h00, en direct du site emblématique du Pic du Midi.
Le forum, diffusé en direct surwww.24hdiversite.com, sera structuré autour de 6 grands débats qui réuniront des intervenants issus de divers horizons (scientifiques, journalistes, acteurs culturels, acteurs institutionnels...), et en place dans différents pays (Chine, Australie, Etats-Unis, etc.).
Le site d’information LCI.fr, partenaire de l’opération, permettra aux internautes de poser des questions en amont des tables rondes.
Ces tables-rondes traiteront des 6 thèmes suivants :
Diversité culturelle et mondialisation
Les rapports entre identité et altérité/ l'apport de l'Autre dans la construction des identités
La contribution des migrations dans l'histoire
Patrimoine, mémoire et diversité culturelle
Le rôle des médias dans la valorisation de la diversité culturelle
La responsabilité des intellectuels face à la mondialisation et à la diversité culturelle.
(Information communiquée par Nicole d'Almeida qui interviendra dans la table ronde n° 2).
Dernière mise à jour : ( 24-11-2008 )
Responsabilité des scientifiques et information des citoyens
Les vidéos des débats organisés par la MSH Lorraine les 11 et 12 septembre 2008 sur le thème de "Responsabilité des scientifiques et information des citoyens"sont disponibles sur le site de Canal U à l'adresse suivante : http://www.canal-u.fr/content/view/videos/161429
Consommation et précaution
La place de la science dans la société s’est modifiée au cours des dernières décennies, à la fois du fait des scientifiques eux-mêmes, mais aussi des risques liés à l’idée de progrès qu’elle pouvait incarner, en particulier dans les sciences dites exactes. De plus, la libéralisation croissante de l’économie, la construction d’un espace politique supra-national et le mouvement de réformes des années quatre vingt-dix en Europe sont autant de questions qui interrogent les sciences humaines et sociales et en particulier le rapport entre recherche et action. Des conceptions alternatives de la science peuvent-elles désormais avoir leur place dans un dialogue renouvelé avec ses usagers ? C’est ce que se propose d’explorer le colloque organisé par la maison des Sciences de l’Homme Lorraine durant deux journées, l’une à Nancy et l’autre à Metz.
Le consommateur responsable : Intervention du professeur Nicole d’Almeida :
HERMÈS n° 51 – 2008, numéro coordonné par Joanna Nowicki, Michaël Oustinoff et Serge Proulx
Depuis la chute du mur de Berlin, la « lutte des classes » aurait-elle été remplacée par le « choc des civilisations » ou tout au moins par les conflits culturels ? On peut le penser au regard de phénomènes tels que l’éclatement de l’ex-Yougoslavie, les guerres du Caucase ou le retour des fondamentalismes religieux. De plus, la « mondialisation » actuelle ne concerne pas uniquement les capitaux et les marchandises, mais aussi les cultures qui rentrent désormais en compétition, en affirmant leurs différences. Même les pays fondateurs de l’Union européenne ne sont pas épargnés par l’épreuve de la diversité culturelle, ainsi qu’on le voit en Belgique, à travers le conflit Flamands-Wallons.Au niveau international, l’Unesco a apporté une première solution à ces problèmes en promulguant la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, qui reconnaît l’égalité de toutes les cultures. Mais ce n’est là qu’une des réponses à une question qui peut se poser différemment à l’échelon local. En effet, l’un des défis majeurs qui se posent à de nombreux pays consiste à garantir les conditions pour faire vivre ensemble des populations toujours davantage diversifiées et hétérogènes, alors que l’esprit de tolérance n’est pas forcément la vertu dominante.C’est à tous ces enjeux qu’est consacré ce numéro de la revue Hermès. D’abord, sont analysées les théories politiques qui ont tenté de conceptualiser la problématique de la diversité culturelle. Dans un second temps, sont examinées diverses conventions internationales et solutions juridiques qui ont été conçues pour anticiper ou résoudre des conflits. Ensuite, sont étudiés plusieurs cas de pays particulièrement intéressants du point de vue de leur cohabitation culturelle, que celle-ci soit réussie ou mise en échec. Enfin, sont traitées des questions identitaires qui apparaissent dans le contexte des flux migratoires à l’échelle mondiale.Innovation et communication : un exemple des formidables capacités d’invention des hommes et des sociétés.
Volume
1 : la vie triviale des êtres culturels
Hermès
Lavoisier, (Collection Communication, médiation et construits sociaux)
Résumé
Les idées
circulent dans la société. Ce phénomène, auquel nous ne prenons pas garde tant
il paraît naturel, est en réalité d'une grande complexité. En traversant les
espaces sociaux, nos savoirs et nos œuvres se transforment et se chargent de
valeur. Cet ouvrage analyse les fondements de la trivialité et étudie
méthodiquement les modèles de la circulation des objets culturels, les
disciplines de la transmission ou les phénomènes d'appropriation. Une telle
analyse débouche aussi sur une conception renouvelée des processus
d'information-communication et sur un réexamen de notions essentielles pour
l'analyse des sociétés. Aussi, La vie triviale des êtres culturels est-il, plus
largement, un plaidoyer pour le fait de donner, dans les sciences
anthroposociales, une priorité à l'élaboration intellectuelle des objets dans
un monde qui privilégie les considérations utilitaires et tacticiennes.
La recherche qui va être présentée dans ce dossier est le fruit d'un travail de terrain qui a réunit une équipe issue de plusieurs disciplines (sciences de la communication, sociologie, biologie) durant plusieurs années autour du thème « images et sciences »[1]. Une partie des travaux de cette équipe a déjà été publiée[2], mais les articles qui vont suivre sont inédits. Ils présentent à la fois les cadres théoriques et méthodologiques de cette recherche, et certains de ses résultats empiriques.
[1]L'ACI « Terrains, techniques, théories : Images et Sciences : approche comparative de l’évolution de dispositifs sociaux complexes » était dirigée par Joëlle Le Marec. Elle était composée de Florence Belaen (Cité des Sciences), Anne Cambon-Thomsen (Inserm – Université Paul Sabatier), Pascal Ducournau (laboratoire LISST de l’Université de Toulouse-Le Mirail), Joëlle Le Marec (laboratoire « Communication, culture et société » - ENS Lettres et sciences humaines) et Igor Babou (laboratoire « Communication, culture et société » - ENS Lettres et sciences humaines).
[2]Babou, Igor et Le Marec, Joëlle, Les pratiques de communication professionnelle dans les institutions scientifiques : processus d’autonomisation, Revue d'Anthropologie des Connaissances n° 3, 2008, à paraître ; Belaen, Florence, Le planétarium : observatoire de tendances, Revue Culture et Musées n° 10 - Evolution des rapports entre sciences et société au musée (sous la direction de Joëlle Le Marec), novembre2007.
A la Maison de la Recherche 28 rue Serpente, Paris 6e
Organisé
par l’équipe EA2577 « Littératures
françaises du siècle » de Paris Sorbonne et le Gripic du Celsa.
Dès la fin du XIXe siècle, des avancées techniques ont
permis la naissance et le développement de nouveaux arts, comme la
photographie, le cinéma ou la radiophonie, ainsi que de nouveaux supports de
diffusion comme le disque ou l’écran d’ordinateur : autant de dispositifs
médiatiques auxquels s’intéressent tout particulièrement les poètes, soit
qu’ils les considèrent de l’extérieur, depuis une pratique livresque de la
poésie, soit que, sortant du livre, ils s’essaient à composer directement pour,
ou avec, ces supports non imprimés. Cependant, la question du rapport entre la
poésie et les médias ne doit pas seulement être envisagée du point de vue
littéraire : il s’agit aussi de comprendre comment la poésie, en tant que
patrimoine culturel, voire en tant que fonction langagière et esthétique,
s’inscrit ou circule dans un espace non littéraire, artistique ou pas. Cette
perspective permettra notamment de mieux penser les liens existant entre la
médiatisation de la poésie, quels que soient le support et le dispositif
employés, et la création poétique elle-même.
Rassemblant des universitaires spécialisés en littérature
et communication, ce colloque interdisciplinaire envisage le sujet aussi bien
du point de vue poétique (histoire de la poésie, poétique et théorie
littéraire) que du point de vue médiatique. La première journée sera consacrée
à la façon dont l’imaginaire des médias, considérés à la fois comme supports,
langages et dispositifs, informe le travail poétique. La seconde réfléchira à
la place de la poésie dans les médias non livresques à travers l’analyse non
seulement d’œuvres poétiques écrites pour d’autres médias que le livre, mais
aussi de cas où la diffusion médiatique de la poésie, en apparence non
artistique, fait œuvre, participant ainsi, peut-être, à une redéfinition des
frontières du genre poétique au XXe siècle.