| Synthèse du dossier |
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Page 1 sur 2 Captation, conviction, projection. Les trois temps de la circulation socio-sémiotique.Nous avions décidé de rencontrer des individus convaincus par l’intérêt que peut constituer pour les entreprises les blogs et volontiers prosélytes des outils liés à l’internet. Nous avons dès lors rencontrés des individus qui se présentent tous deux en tant que veilleurs, de conseilleurs et porteurs du processus de projection socio-sémiotique que nous cherchons à analyser. L’un s’est constitué un parcours en marketing, l’autre dans le domaine du conseil aux entreprises, dans leur organisation du management et des ressources humaines. Dans les deux trajectoires, la projection semble à l’œuvre. Pourtant, tous deux ont tendance à ignorer la forme éditoriale et à la considérer comme la partie émergée de l’iceberg, sans importance. Ils se réfèrent à la structuration technique des plateformes et à son intégration dans l’ensemble plus vaste du web 2.0 – et surtout les fils RSS. Il y a là, dans les deux cas, une rhétorique promotionnelle fonctionnant sur l’évocation et la suggestion de perspectives toujours plus vastes que celle que présente le seul modèle du blog et de sa simple forme énonciative. Les deux auteurs sont convaincus de ces potentialités, ils en ont capté les possibles effets transformateurs pour ensuite en proposer des instanciations contextuelles, soit en entreprise et dans le cadre du management, soit plus globalement dans un système communicationnel revisité. Dans la rencontre avec G. du Guardier, comment cela se traduit-il ? Mais paradoxalement, la presse anglo-saxonne s’étonnait, avec l’article paru courant juillet 2006 dans l’International Herald Tribune de « l’étrange engouement français pour les blogs ». Le succès auprès des internautes et des médias français y était présenté comme une bizarrerie, quelque chose de surprenant (France’s mysterious embrace of blogs. Are passionate online diaries an outgrowth of national character ? Blogging is big in France : the big question is why ? Lorsque Guillaume du Guardier évoque son poste, le processus socio-sémiotique de projection est à l’action. Au travers du récit de sa pratique, deux fonctions liées et assumées par le même acteur sont présentes. GDG est à la fois le signe et le moyen de l’agence qui l’emploie. Il crée son poste en le faisant. Il incarne, dès lors, une valeur symbolique. Sa position est socio-sémiotique, avec ce que cela comporte comme dimension symbolique ; Son action même au sein de l’agence est symbolique. Du point de vue de la sociologie du travail, le repérage du poste se fait non seulement dans le cadre de l’entreprise, mais aussi dans une trajectoire individuelle. Il a une valeur exemplaire, puisqu’il est le signe, la preuve de ces nouvelles sociabilités et de ces réussites professionnelles, à la fois pour les utilisateurs de blogs et pour les futurs clients de l’entreprise. |
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| Dernière mise à jour : ( 06-12-2006 ) | ||||
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